Diagnostic de pollution des sols
Le diagnostic de pollution d'un site consiste à
déterminer :
- les sources de pollutions : citernes, cuves,
canalisations, aires de stockage/entreposage (fûts, bidons,
sacs...), déversements accidentels ou chroniques, déchets
enfouis, sols pollués, etc.
- les modes de transfert de ces pollutions. Les
vecteurs possibles sont : les eaux de surfaces, les eaux souterraines,
l'air (dissémination par les vents)
- les cibles menacées ou atteintes
par ces pollutions : êtres humains, faune, flore.
Un diagnostic de pollution des sols peut s'effectuer dans diverses
situations, notamment :
- dans le cadre d'une demande administrative (cas des
Installations Classées pour la Protection de l'Environnement
[I.C.P.E.] : anciennes procédures de diagnostic initial, ESR et
EDR remplacées par la nouvelle méthodologie mise en place en
2007 par le Ministère de l'Ecologie et du Développement
Durable),
- lors de la cessation d'activités d'une
I.C.P.E.,
- dans le cadre d'une démarche volontaire de
l'exploitant (par exemples : effectuer un état initial avant
installation d'un nouveau site, ou d'un nouveau process dans un site
existant ; contrôler la qualité des sols après un
déversement accidentel, un incendie, etc.),
- lors de la cession / acquisition d'un site : la
connaissance du passif environnemental est un préalable
indispensable pour intégrer son coût lors de la transaction,
pour s'assurer de la faisabilité d'un projet d'aménagement
(y-a-t-il conformité entre l'état des milieux et les usages
projetés ?).
Les nouveaux outils méthodologiques
français de prévention et de gestion des pollutions sont
encadrés par les textes de février 2007.
Ils proposent deux démarches de gestion des risques :
- l'Interprétation de l'Etat des Milieux
(I.E.M.)
- le Plan de Gestion (PG). Ainsi, pour les milieux
découverts pollués alors que les usages sont déjà
fixés, on aura recours à la démarche de
l'Interprétation de l'Etat des Milieux. Celle-ci est fondée
sur des investigations de terrain réalisées sur le(s)
milieu(x) adapté(s) au contexte étudié (sols, eaux
souterraines et superficielles, air souterrain et ambiant).
Les résultats d'analyses permettent de définir l'état
des milieux par comparaison :
- soit à l'état initial de l'environnement lorsqu'il est
connu,
- soit à l'état des milieux naturels voisins du site (cas
des sols),
- soit aux valeurs de gestion réglementaires existantes (cas de
l'eau et de l'air [valeurs autorisées de rejet dans le milieu
ambiant]).
A défaut de valeurs de comparaison, on aura recours à une Evaluation
Quantitative des Risques Sanitaires (E.Q.R.S.). Lorsque la situation
permet d'agir aussi bien sur l'état du site que sur les usages,
on proposera un Plan de Gestion (P.G.).
La démarche d'E.Q.R.S. est réalisée lorsque des sources
de pollution sont susceptibles de menacer la santé de la
population. L'E.Q.R.S. entre dans le cadre de ces deux démarches
de gestion des risques : à la fois dans l'I.E.M. et dans le Plan
de Gestion (phase d'Analyse des Risques
Résiduels A.R.R.).
Dans le cadre de l'I.E.M., le calcul de risque va permettre de ranger
une substance pour un scénario donné parmi 3 catégories
:
- elle où l'état des milieux est compatible avec les usages
constatés,
- celle située dans une zone d'incertitude nécessitant une
réflexion plus approfondie de la situation avant de s'engager
dans un plan de gestion,
- celle où l'état des milieux n'est pas compatible avec les
usages, ce qui nécessite un plan de gestion.
Cette classification permettra de définir les actions à
engager sur les milieux et sur les usages. Dans le cadre du Plan de
Gestion, en phase d'Analyse des Risques Résiduels, le calcul de
risque a pour objectif de vérifier que les expositions
résiduelles sont acceptables, et ainsi de valider le Plan de
Gestion.
Notre partenaire réalise les diagnostics de pollution en suivant
ces recommandations et en adaptant les moyens d'étude et
d'investigations à mettre en œuvre à la situation
rencontrée.
La démarche est itérative : la première approche ne
vise qu'à la détection d'une pollution éventuelle et
peut déboucher sur un constat de non pollution, ou sur des
recommandations de mesures de correction légères. Ce n'est
qu'en cas de découverte de contaminations significatives que va
s'engager une procédure plus lourde.